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6 décembre 2011 2 06 /12 /décembre /2011 17:15

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De ne pas réusssir à dialoguer avec moi-même, d'exaspération, j'en tombe le pull-over et les lunettes.

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1 septembre 2011 4 01 /09 /septembre /2011 20:53

 

 

ici le 17 avril

 

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Et zut de zut ! Bougre d’imbécile, je suis fâchée. Cette plaque m’a intriguée et j’étais contente d’avoir trouvé cette inscription durant le temps des vacances, lors d’une visite hasardeuse au sein du Musée de la Moto et du Vélo installé au château de Bosc à Domazan,  village des côtes du Rhône, entre Nîmes et Avignon (par ailleurs, magnifique…). Je voulais la partager comme une inscription importante et troublante. Intrigante. Réfléchir à. Ecrire sur. Je pensais qu’elle s’inscrivait dans ce lieu. Précisément. Qu’elle n’appartenait qu’à lui. Qu’elle racontait une histoire, son histoire. Et que l’on aurait pu rêver ensemble. Dire que ce qui ne se passe pas est déjà quelque chose qui se passe. Forcément. Parler du temps qui se passe et du Rien.  Mais alors voilà : en cherchant sur Internet, je me rends compte qu’il ne s’agit que d’un plagiat. Cette plaque existe à des centaines (des milliers ?) d’exemplaires. Dans d'autres régions de France. Elle s'achete pour 20 euros. Pale reproduction d’un canular qui m’énerve. Il ne faut pas jouer avec. Il faut tenter d’écrire les anecdotes comme des actes véritables.  Penser que du rien il peut naître du grand. Mais s’il ne s’agit que d’une reproduction : il n’y a plus rien à dire. Je perd du temps, puisque rien n’est véritable. Les doigts frappent les touches du clavier, pour rien. Et le Rien se dissout dans le tout. Je regrette de n’avoir jamais étudié la philosophie. Je vais lire les philosophes. Les pensées de certains qui font que l’anecdote se transforme en universel. Rien de marquant ne s’est donc passé le 17 avril de cette année ? Peut être une femme s’est elle coupée les ongles des pieds, peut être une grande révolution ? Je suis fâchée. Il est 21h 14, Jacques n’est toujours pas rentré. Il soigne encore des gens. Et j'écris ce texte débile au lieu de ranger les vetements issus du corps des valises...

Quelqu’un peut il m’expliquer mon irritation ? La sensation que j’éprouve à perdre du temps ? Disproportionnée ? Pourquoi suis je si énervée ? Parce que je n’ai pas la primauté de découvrir une oeuvre unique ? Je préfère lorsque la forme de la variation ou de la série en art, s’exprime franchement et s’assume comme telle. Je me sens trompée, trahie. C’est bête hein ?

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17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 17:45

 


Rien n'a changé.

Presqu'un an jour pour jour après l'ouverture de ce blog, je reviens.

Juste quelques rides au coin de l'oeil.

Mais toujours les mêmes pigeons.

Anatole attend sa petite soeur.

Un autre neveu est arrivé, Ruben. Et Madeleine.

Marguerite entre de plein pieds dans l'adolescence.

Avec fragilité.

Je continue.

Merci à ceux qui m'ont fait savoir que mon absence leur manquait.

Des images d'Hélène, la voix de Marguerite. des phrases extraites du livre C'est l'histoire d'un type de Pierre Tilman.

A bientôt. juliette

 

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11 juillet 2010 7 11 /07 /juillet /2010 19:12

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28 juin 2010 1 28 /06 /juin /2010 00:35

 

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François contemplant le désastre. La petite catastrophe. Celle qui fait qu'à chaque fois, j'arrive en retard.

 

Vendredi, je suis allée faire réviser mon vélo. Et parce que j’étais en voiture près du magasin de réparation, j’ai embarqué la bécane dans le coffre de l’auto.

Cependant, à pied, à trottinette, en patins à roulettes, en avion, en planeur, en montgolfière, en cerf-volant, en fusée, en paquebot, en voilier, par télé transportation…  je vous jure qu’aucun de ces moyens de locomotion n’évite le retard !

La bicyclette et ses coups de pédales peut parfois aussi trahir nos déplacements.

Ainsi par exemple, ce dimanche où je comptais me rendre à vélo au rendez-vous avec François. J’avais voulu récupérer l’engin, tranquillement, mais c’était sans compter la farce beckettienne du jour : en effet ma bicyclette ne voulait plus se rendre, se dégager. Bloquée, fière, elle résistait à mes multiples tentatives d’extraction, sous le regard narquois de mon chien et ce, malgré les tentatives de mon voisin .

À la manière d’une poupée russe emboîtée dans une autre, plus grosse, l’imbécile nous narguait, bien à l’aise dans le coffre … Alors de rage, je l’ai tirée. Écorchant au passage le phare et tordant le garde-boue…

C’est pourquoi  je suis arrivée en retard au bar du marché, lieu de rendez-vous, avec François.

Je dois reconnaître que quelle que soit la raison d’ailleurs, j’arrive souvent en retard à ses rendez-vous. Car François m’accorde cette liberté. Il me connaît et il me pardonne. Je crois qu’il partage avec moi, le même effroi face au chaos du quotidien. Ce désarroi nous saute au visage et nous laisse parfois impuissants, les bras ballants et le cerveau vide.

François est l’ami de longue date. Je l’ai connu, jeune adolescent  fébrile aux cheveux longs et j’allais donc le retrouver ce dimanche, jeune homme chic et calme aux cheveux courts.

François est la seule personne à qui je permette cette effraction temporelle dans mon intimité. Déjà, il y a plus de dix ans, je me souviens être arrivée tardivement à la projection à laquelle il m’avait conviée, près d’Odéon,. (Ma vieille deux chevaux était un peu poussive et le chemin était long). Et parce que je ronflais trop fort, j’ai souvenir de François me donnant de brefs coups de coudes … (À chacun de mes réveils pourtant, je m’exaspérais de ces ronflements entendus durant mes rêves qui parasitaient les images et que je croyais appartenir à d’autres que moi….)

Allez, bravo, brave François pour ta patience et ta sage bienveillance à mon égard. Reste le même s’il te plait ! Attends- moi de manière indéfectible. La prochaine fois, je viendrais à pied, chaussée de bottillons de randonnée.

Et depuis hier,encore félicitations pour avoir été accepté dans cette institution prestigieuse, (dont je tairais le nom, par pudeur) ! Elle t’attend, dépêche-toi de t’y rendre; Je te promets d’aller t’y voir … Si les horaires de la SNCF ne me trahissent pas. Une fois de plus.

PS : Pour ceux et celles, à qui j’ai déjà fait défaut – autre que François - n’hésitez pas, à le faire savoir. J’ajouterais vos doléances à l’inventaire.

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11 juin 2010 5 11 /06 /juin /2010 16:29

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J’ai beaucoup de mal à reconnaître les visages. Plusieurs fois, il m’est arrivé d’être accostée dans la rue, par des figures qui m’interpellent par mon prénom et dont je ne parviens pas à remettre une identité. Je reconnais davantage les gens par le son de leur voix, leur façon de rire, la forme de leur corps… Ceci est peut être à mettre sous le compte de ma mauvaise vue.

Ainsi ne vous offusquez en aucune façon s’il vous arrive de me croiser et que j’ai l’air un peu hébétée. Cela ne signifiera rien d’autre qu’une abominable défaillance, un manque de perspicacité physionomiste. Je ferais un très mauvais témoin à vue.

Et, l’autre jour, qui me dit que derrière cette tête de porc, trônant sur le comptoir de mon boucher portugais ne se cachait pas un de mes amis au caractère de cochon ? Et que sous le trophée du taureau figurant sur le mur du café « corrida » ne se dissimule pas le visage d’un ami espagnol ? Allez savoir… Mon chien Victor a bien un visage d’humain. Les apparences sont trompeuses et nul ne croit être là où il est.

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30 mai 2010 7 30 /05 /mai /2010 13:03

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27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 11:33

 

 

 

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Marie-Pierre, poing sur la hanche expose ce qui est à vendre.

Paloma, Marguerite, Nina et Nikita oublient un instant leurs

rôles de marchandes pour dévisager Baptiste. Angela, index

au menton, ne vend rien. Elle donne presque tout...

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1 mai 2010 6 01 /05 /mai /2010 18:08

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28 mars 2010 7 28 /03 /mars /2010 11:32
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Mieux vaut vivant que mort…

Merci à mon frère Eloi pour son panier de légumes, mercredi dernier. (Même si il pesait 10 kilos et que les transferts entre le train et le métro étaient parfois névralgo lombalgiques.)

Merci à Frédérique (la maman de Mae)  pour son obstination à me vouloir du bien ainsi qu’à Lolo (la maman de Paloma).

Merci à Jean-Louis et Sussu pour leur délicieux accueil ritualisé sur leur bateau ainsi qu’à Jean et Evelyne pour leur havre de paix breton, si généreusement partagé.

 

Merci à Jacky et Mimi pour me faire rever aux cabanes des Cevennes.

Merci à Jacques de continuer à m’aimer et à me supporter malgré les années et mon insupportable caractère. Merci pour l’I phone, mon chéri, il ne fallait pas…

Merci pour la beauté intérieure de ma fille et pour ses dessins.

Merci aux paysages d’Essaouira.

Merci à Maria pour savoir m’apaiser, m’accompagner dans mes projets les plus fous. Merci pour son tiramisu et sa vision du monde limpide.

Merci à mon chien Victor pour son regard mouillé quand il me voit à travers ses cheveux.

Merci à Liliane pour son affection indélébile et pour être depuis si longtemps ce qu’elle sait être. Merci à tous ses colliers offerts qui deviennent fétiches.

Merci aux amis de Marguerite pour leurs discussions qui égayent mes journées.

Merci à mon neveu Anatole d’être enfin né et à César et Maïa d’exister.

Merci à mon analyste pour savoir si bienveillamment m’écouter et me sauver parfois du désespoir le plus profond pour pouvoir mieux repartir.

Merci à Lucia de m’avoir donné confiance comme seule une amie ou une mère aurait pu le faire.  Merci de la même façon à Anne-Marie Loop, LA comédienne.

Merci à mon père et à ma mère, même si je leur en veux d’être aujourd’hui orpheline.

Merci à Aristide pour ses partages poétiques, Francesca Sollevile, Theodor Reik, Peter Nestler et j’en passe ainsi qu’à François pour nos lectures et errances nocturnes et pour nos fous rires.

Merci à Samuel Beckett d’ avoir écrit « Molloy » et à Sallinger pour « l’attrape cœur ».

Merci à ma dyslexie qui a enrichi mon écriture

Merci à Marie-Pierre pour son soutien indéfectible, son élégance et pour son thé au gingembre.

Merci pour la chanson « avec le temps » de Léo ferré, « dans les yeux de ma mère » d’Arno. « Mai paris mai » de Nougaro. Merci aux chanteurs de varietoche.

Merci à Douz pour son aimable folie et son improvisation de topographe, à jamais marquée dans la topologie de ma mémoire.

Merci à la fratrie pour son amour, Adrien, Simon, Eloi, Elomé, Clément, Jane et merci à la famille qu’elle soit de sang ou d’autres choses.

Merci aux protagonistes de nos documentaires, anonymes ou connus, parce qu’ils  deviennent la trace d’une humanité perceptible et montrent notre rapport à l’altérité, sans qu’ils le sachent toujours.

Merci à Pina Bausch d’avoir su me procurer une telle émotion ainsi qu’à mon ami danseur Damien Jalet.

Merci à Stéphane pour ses Chevals et son Fantazio.

Merci à mes amis brésiliens : Ines et Gordo/ allemands/Andreas, belges/ Anne-Sophie et Hélène, Isabelle B., marseillais/ Karine et Isabelle pour savoir continuer à être présents malgré la distance géographique et mon silence qui l’accompagne.

Merci à Marc aussi, à Stéphane mes indécrassables amis d’enfance ainsi qu’à Rachel, malgré notre aventure parfois difficile.

Merci à Anthon pour son amitié virile et son humour et sa légèreté si profonde. Merci pour nos apéritifs tardifs et solitaires et nos manières de refaire notre monde… Même si ses concerts me cassent parfois la tête.

Merci à mes amoureux d’avant d’avoir su m’aimer si délicatement. Spécial dédicace à  Jean- Marc et à Bruno.

Merci au duo de choc du sud, Nath et Maga. Pour leur terrible vitalité et pour le fait qu'elles habitent Montreuil.

Merci à Christophe pour sa fragilité, son écriture audacieuse et le réconfort qu’il m’apporte.

Merci à Eric-georg pour son univers sonore et pour m’avoir fait découvrir celui de Yoko Ogawa.

Merci à mon ancien professeur Richard K pour notre subtil lien d’élève à maître qui a été à l’origine de ma passion radiophonique et qui s’est peu à peu transformé en une nouvelle relation.

Merci à Eliza, disparue mais toujours présente ainsi qu’ à Sonia P.

Merci aux fiches cuisine d’Elle.

Merci à Ruelgo, pour son acharnement. Grâce à lui, l’impossible a été possible. J’espère qu’il le sera encore. Un gentil clin d’œil à Brice (on t’attend).

Merci à tous ceux que j’oublie et que j’aime de ne pas m’en vouloir…

Considérer cet inventaire comme un hymne à la joie de vivre malgré l’angoisse, le chaos, la perte, l’effroi, les tremblements et évanouissements passagers.

Je sais, parfois, je ressens le besoin d’être impudique au risque de gêner l’Autre….. Merci de ne pas m’en vouloir.

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Présentation

  • : Le blog de juliette boutillier
  • Le blog de juliette boutillier
  • : Commode brinquebalante où les tiroirs s'ouvrent sur des petits bouts de rien mélangés à de "grandes choses". Un cabinet de curiosité, de partage et d'archivage où s'exposent des objets du quotidien, du ressenti, des vidéos, des paysages sonores ou spectaculaires ... Un carnet de bord un peu "fatraque" où se côtoient les pages arrachées au magazine "Elle" et les extraits d'Eugène Savitzkaya... Un fourre-tout culinaire où se mélange allègrement l'acidulé de l'intime à l'acidité de l'universel ..
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