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30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 23:05

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Une affichette dans le chateau de Fontainebleau.

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16 février 2010 2 16 /02 /février /2010 11:49
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Dans mes dernières découvertes, une exposition, « la mémoire du vent » de Bernard Moninot.

Je n’avais jamais entendu parler de cet artiste. Au départ, en ce dimanche, il s’agissait seulement d’aller voir l’exposition «  Après » de Christian Boltanski . Et c ‘est après « Après » que nous surprenons au hasard d’une salle, ces longs écrans tachés de grabouillis lumineux. Le paysage est hypnotique. Le dispositif paraît simple, gobos, projecteurs à basse tension. Pourtant l’immersion est immédiate . C’est en allant chercher sur Internet la démarche de l’artiste que je perçois pourquoi l’ insoupçonnable poésie de cette recherche ne pouvait que me séduire (étant moi-même hantée par l’éphémère, la trace, la perte, la disparition) : Quel souffle subtil que de vouloir dessiner une trace végétale en l’écrivant à l'aide du vent.

"Dessiner avec des Phénomènes"

Depuis plusieurs années je dessine avec des phénomènes. et je prospecte pour trouver d'autres moyens de mettre en œuvre mon travail, je faire évoluer et le réfléchir.

Ondes sonores, résonance, mouvements vibratoires de poussières ou de pigments volatiles, produits par l'impact d'un coup de marteau, ou diapasons pour transférer et fixer mes traits sur des verres préparés.

Dessins d'ombres portées à même le murs étant le vecteur de figures (dessin obstacles) réalisées avec des structures de cordes de piano, de verre, de plexi, ou de mica, soumis à l'éclairage directionnel d'une lampes (les studiolos).

Ainsi je me suis éloigné peu à peu des notions de tracés ou d'empreintes, liées au dessin déposé par un geste (trajet sur un support déployé dans une durée).

Le caractère précaire et instantané de mes travaux d'ombres me permet de concevoir des œuvres ou l'instant de l'apparition de l'image et le temps de sa fabrication ne font qu'un.

D'autres travaux que je mène parallèlement procèdent (en plein air) : je collecte dans différents lieux du monde (jardins, paysages, déserts) la mémoire du vent.

Pour cela, j'ai mise au point un appareil capteur très simple qui recueille dans boites de verre de chimie, préalablement obscurcies avec du noir de fumée, le dessin que je fait dans l'air la pointe de certains végétaux.

Saisir ce mouvement, le faire " se dessiner", nécessite d'appréhender simultanément un ensemble de paramètres complexes - nature du lieu, directe, impulsion, vitesse du vent, structure du végétal, variabilité du champ de son oscillation - afin de situe la partie de la plante pouvant peut-être tracer.

Toutes les plantes ne peuvent pas  se dessiner, là encore à certains moments seulement quelque chose a lieu et se prête à l'écriture du vent.

Souvent l'improbable figure ne se produit pas...

Les dispositifs que je mets en place, les  outils, ainsi que les instruments capteurs me permettent, plutôt que de la concevoir, de faire advenir le dessin.

Bernard Moninot, 2003

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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 12:28








Un homme qui dessine des fleurs, cueille des mouchoirs en papier, colle des cœurs découpés dans du papier journal on encore compose une toile d’araignée en laiton et épingle appelée « hello again, me revoilà » ne peut pas être mauvais !!!

Une fois de plus, mon regard s’attarde sur la fragilité, l’évanescence – j’ai la sensation que le moindre souffle pourrait abîmer, décoller ou faire s’envoler le papier.


Mon enfant passe comme un courant d’air devant les pièces et s’interroge sur la valeur marchande des morceaux. « Franchement maman, je pourrais en faire autant… » ... je continue de me réjouir , seule, devant tant d’élégance et de douceur partagées.


Si la petite fille s’arrête à la faisabilité technique et ignore ce que le fond peut révéler d’audacieuse démarche (au delà de l’apparente simplicité de la forme) c’est parce qu’elle possède encore l’émerveillement permanent d’un monde enchanté que malheureusement sa mère ne partage plus.

La femme a besoin de cette poésie face à un monde qu’elle perçoit parfois de façon hostile alors que l’enfant n’en ressent pas la nécessité. Ce qui réjouit la mère.

 

Pour les curieux : l 'exposition se poursuit au Centre Pompidou, jusqu'au 18 janvier 2010.








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26 octobre 2009 1 26 /10 /octobre /2009 12:51
Atelier Nicolas Desbons


Il est troublant de constater comment certains types de lumière peuvent révèler différemment le travail d’un artiste. En l’occurrence, ici, celui d’un de mes amis, Nicolas Desbons, ferronnier d’art. Pour la première fois, grâce à la lueur incertaine des bougies, au flou de la pénombre et au croisement d’ombres projetées, son travail m’est apparu comme je ne l’ai jamais « vu » jusqu’à présent. Chargé d’une « féminité » et d’érotisation fragile. L’éclairage estompant la puissance des machines, la dureté du métal, l’ossature du fer et faisant apparaitre  la féminité des structures, la fragilité du mobilier. Buste de femme en dentelle de métal, banc malabar ludique comme un univers enfantin, luminaire fleur… tous ces pièces ont fini par dessiner une scénographie joyeuse et métaphorique, reflets de l’univers du moment  de Nicolas...
Atelier Magali Bartheye


Pour Magali Bartheye, ses peintures grands formats aux teintes quasi monochromes évoquent sa préoccupation du moment, celle de l’univers des dépossédés, des sans abris. Elle arrive à insuffler à cet univers un espace cohérent dépossédé de tout pathos superflu. Et les pièces en carton chatoyantes de l’artiste Tosca apporte avec gaîté une touche ludique et sensible qui nous renvoie à d’étranges recoins de nos enfances d’adulte.

Atelier Didier Hamey

 

 

Dans l’atelier de Didier Hammey, tout me séduit d’emblée. Son goût pour la miniature, pour le glanage de matériaux périssables qu’il assemble en sculptures éphémères exposées dans de petits cabinets de curiosités, et évidemment ses gravures aux titres mystérieux et impressionnistes qui renvoient universellement à une intimité palpable. Tout cela explose à la figure de l’autre en une poésie jouissive, revigorante.

Atelier je ne sais pas

A l’opposé de ces tentatives, je citerais le « cas » d’une immense usine dont je n’ai pas retenu le nom, investie par des artistes dont le goût pour la morbidité lasse et ennuie sans même nous ébranler….

 

 

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16 juillet 2009 4 16 /07 /juillet /2009 12:06

Il est des contemplations silencieuses qui  m'émeuvent.  Comme celle par exemple de ce jeune homme contemplant une série de tableaux à la Galerie Saatchi de Londres. J'avoue parfois prendre plus de plaisir à observer mes contemporains en train d'observer les oeuvres que de regarder moi-même les tableaux. Ou du moins, c'est à travers leur regard que je perçois les peintures. Voyeuse, touchée par la chorégraphie muette qui s'échappe de leurs corps, je leur vole une partie de leur intimité.

 

 

 

Dernièrement pour les dix ans de ma fille Marguerite, j'ai organisé une visite au Louvres, avec cinq de ses amies. Auparavant, je leur avais montré le film de JL Godard "Bande à part" où les personnages tentent de battre le record de rapidité de  visite ( détenue par un américain en 9 minutes 43). Tel était le défi à battre. À cet âge, on ne s'embarrasse ni du ridicule ni des conventions, ni de l'absurdité du pari. Après une course effrénée dans les galeries du musée, bien vite arrêtées par les gardiens, elles se sont assises, sans un mot et se sont mises à dessiner à même le sol, sur des bouts de papier déchirés. Un moment de grâce l'emportant sur la beauté des modèles.

Je suis une indécrottable entomologiste...


PS : Quelle est l’amie qui m’a dit que sa cousine était la chef des gardiens du musée du Louvres ? Nous avons besoin d’elle pour pouvoir tourner notre petite vidéo au sein du musée.
Et enfin, si vous ne l’avez pas déjà vu, regardez « Bande à part"!









Cliquer ici pour aller voir l'extrait de "bande à part"
link






















 

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  • Le blog de juliette boutillier
  • : Commode brinquebalante où les tiroirs s'ouvrent sur des petits bouts de rien mélangés à de "grandes choses". Un cabinet de curiosité, de partage et d'archivage où s'exposent des objets du quotidien, du ressenti, des vidéos, des paysages sonores ou spectaculaires ... Un carnet de bord un peu "fatraque" où se côtoient les pages arrachées au magazine "Elle" et les extraits d'Eugène Savitzkaya... Un fourre-tout culinaire où se mélange allègrement l'acidulé de l'intime à l'acidité de l'universel ..
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