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6 juillet 2010 2 06 /07 /juillet /2010 16:26

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Un chat, un chien, un bouquet de coquelicots, un batteur à mayonnaise, un buste en plâtre harnaché habitent cet espace détaché .

C’est un endroit où il fait bon se perdre pour y renifler un peu des parfums d’antan.

Cette ruine industrielle parle du patrimoine, d’un temps où les travailleurs se rendaient encore à l’usine ou à l’atelier et non au bureau.

Je l’ai découvert par hasard et j’ai aimé la grâce qui s’en dégageait.

Voici son adresse :

Rue ransfort, 27

1080 Bruxelles……

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17 juin 2010 4 17 /06 /juin /2010 16:04

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On mange sainement. On se restaure d'hamburgers, de frites, on boit tranquillement de la bionade et de la"de koninck".

 

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Et puis on fait les magasins en flânant... On achète quelques disques et des vêtements.

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On a une pensée émue pour Jacques.

 

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On fait des rencontres.

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Et on va écouter un documentaire sur les ferrailleurs à La Fonderie, de l'autre côté du canal.

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Le train a du retard. Alors on pique nique avant de quitter Bruxelles.

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28 décembre 2009 1 28 /12 /décembre /2009 14:25

Avant-hier la pluie à Brest.

Hier le froid à Bruxelles. Aujourd’hui la neige à Montreuil.

Demain le mistral à Marseille peut-être. Le temps trépasse et les jours passent aussi rapides que des courants d’air.

 

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Dans le train pour Bruxelles, Marguerite s’endort dans le compartiment du wagon restaurant. Tout l’enchante : « c’est encore mieux que d’être en première. »

 

Nous débarquons sur les sirènes de police et ce son m’évoque immédiatement la Belgique. Géographie intime :  à quoi tiennent nos frontières ?

Une bise à la place de deux, ce rituel me resitue aussi.

 

Le soir, La Foret – vert presque vert -  d’Arcas.

 

Noyé sous un pardessus, le regard ardent, je le retrouve quasi inchangé. La mise en forme du spectacle déclenche en moi un fou rire incoercible que je mets sur le compte d’un agacement persistant mais je reçois avec plaisir le texte :

 

(…) Je me trouvais là en suspension, là, au niveau du plafond du quatrième étage, avec rien sous moi, là, avec rien à quoi se raccrocher. Le tumulte de la soirée, la chaleur écrasante du mois de juillet, le bar où je devais me rendre, tout ça, complètement détaché de moi. Et, moi, là, en suspension. Quinze mètres au dessus du sol. Un centième de seconde, approximativement, mais, en suspension. Complètement détaché… Du sol, du plafond, des murs. Seul. Et, quand on est là… L’unique échelle du temps qui soit réelle est la nôtre, celle que l’on éprouve. Et après, une longue, très longue descente, très douce, très lente, à mon rythme, pendant la seconde et demi la plus longue de ma vie… Un moment très calme. (…)

 

P1070650 copieDans le foyer du théâtre, un Disk-jokey s’exaspère et d’anciens visages m’apparaissent. Celui de Raphaelle Blancherie, presque inchangée, elle aussi et  perdue depuis de longues années. Je la regarde avec émotion.

 

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Le lendemain matin, j’apprécie seule, les natures mortes qu’ Hélène compose dans son appartement.

Marguerite investit le lit tranquillement dans lequel elle lit.

 

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Dehors, le marché de noël s’épuise. Sous le froid, les touristes se font photographier en costume mongol. Voyage à bas prix pour un exotisme de pacotille. Plus loin, un somptueux manège vacille chargé d’enfants juchés sur d’improbables sculptures et un père noël flamand fait entrer grands et petits dans la gueule du monstre. Derrière les vitrines, les  manneke pis veillent sur la nuit qui descend…

 

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Anne-Sophie monte le mont royal et pose devant une immense façade décorée de lampions chinois ; je photographie le chantier devant la gare centrale. Je ne connais Bruxelles qu’en travaux, traversée de bruits de chantier.

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Nous arrivons dans le noir, en retard à la pièce Loin de corpus christi. Durant deux heures, je voyage avec bonheur dans la fresque que Christophe Pellet propose. J’entends sa langue comme je n’avais encore jamais lu son écriture. Celle-ci devient  charnelle et les images projetées se mêlent au fond avec fluidité. La mise en scène brille  par son intelligence.  Dans le foyer, à l’arraché je photographie Christophe et Matthieu, flottants dans un cadre flou.

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Le lendemain, à la sortie du GB, je sors, les bras chargé de bières, sauce cocktail et autres petites cochonneries. Marguerite imite les portraits photographiques de nouveau-nés qui ponctuent, les trottoirs.

 

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Greg nous accompagne jusqu’au métro. Le train nous attend, derrière la vitre, un double soleil. Et tiens, si je perdais mon téléphone portable là-bas ?

 

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17 novembre 2009 2 17 /11 /novembre /2009 13:34

Qui est ce qui passe?

Qu’est ce qui se pisse?

Au secours, je suis inondée de traces de Bruxelles, partout dans la maison….

Suivant la légende, c’est une oeuvre du sculpteur François Duquesnoy, qui excellait dans les statuettes et les bas-reliefs, où il a représenté les « jeux d’enfants ». Il aurait exécuté le petit Manneken-Piss actuel, vers 1610, mais on retrouve au Musée des Arts décoratifs de Bruxelles, parmi des figurines et des aquamaniles, une statuette semblable au marmouset actuel et qui lui est certainement antérieure. En France, nos aïeux ne se scandalisèrent point, à l’entrée de quelque souverain dans sa bonne ville de Paris, de la fontaine du Puceau, à peu près pareille à celle dont nous parlons. Il faut dire qu’aux jours de grande fête, le « petit bourgeois » du quartier de la maison du Roi apparaît en grand costume de gala de tous les temps et de tous les régimes. Il se coiffe d’un tricorne ou d’un bicorne orné de plumes blanches. Il se pare d’un habit de velours ou de satin qui lui fut donné par l’Electeur de Bavière et où l’on voit, non sans surprise, briller la croix de Saint-Louis, qui lui fut conférée par Louis XV. Sous la Révolution, il endossa la carmagnole et arbora le bonnet phrygien. Napoléon lui octroya la clef de grand chambellan et depuis 1830, il revêt la tenue de garde civique. Ne dit-on pas que quelque grande dame lui a légué un millier de florins ?

Mais le petit bonhomme porte tous ses costumes sans mettre un frein à la fureur des flots et même, l’épée au côté, il n’interrompt point sa fonction !...

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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 09:52

19h20, en 2001, à Bruxelles, quoi faire ?

Rester chez moi, au fond de la tasse, pour y lire mon avenir dans le marc de café ?

Ou par la fenêtre, se perdre dans la contemplation des nuages bas ?

Ou encore peut-être laisser tremper un sachet de thé au fond de la théière ?

Rien de tout cela. Je vais boire une blanche à « l Amour Fou »

Sur le carton du dessous-de-bock

« Est ce quon ne pourrait pas saimer un peu »

Alors, ma pensée vagabonde

Et  lheure de lapéritif solitaire senivre

D un court instant existentiel et nostalgique.

Je ne connais que la Belgique

Pour permettre des moments aussi agréablement incongrus.

Ce pays me manque parfois

Souvent, jy reviens en pensées

Je mange des gaufres en me léchant les doigts

Et je colle des timbres français sur des castes postales destinées aux amis restés là-bas.



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Présentation

  • : Le blog de juliette boutillier
  • Le blog de juliette boutillier
  • : Commode brinquebalante où les tiroirs s'ouvrent sur des petits bouts de rien mélangés à de "grandes choses". Un cabinet de curiosité, de partage et d'archivage où s'exposent des objets du quotidien, du ressenti, des vidéos, des paysages sonores ou spectaculaires ... Un carnet de bord un peu "fatraque" où se côtoient les pages arrachées au magazine "Elle" et les extraits d'Eugène Savitzkaya... Un fourre-tout culinaire où se mélange allègrement l'acidulé de l'intime à l'acidité de l'universel ..
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