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21 juillet 2011 4 21 /07 /juillet /2011 10:57

un homme peint
un homme peint
par juliette boutillier

Alors que j'avais surpris  la Fontaine Igor Stravinski à Paris devant Beaubourg de Nicky de Saint Phalle, gelée, les pieds dans la glace, voici qu'en été, un peintre anonyme s'attelle à rafistoler derrière ce même bassin, le visage d'un homme qui fait "chut". Les paysages urbains évoluent et savent raconter des histoires à qui savent les écouter. Dans le silence.

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17 septembre 2009 4 17 /09 /septembre /2009 18:54



J’ai été très émue par cette installation de Paca Sanchez à la Bambouseraie d’Anduze.

Je trouve cette entreprise d’une hallucinante poésie.

 

Ce dispositif me rappelle le haïku,  un tout petit poème comportant des images simples du monde qui ne cesse de s'émerveiller par ses éclairs de fragilité éternelle et par ses instants de mystère, de beauté et de diversité….

 

À propos du pissenlit, se souvenir qu’enfant, nous soufflions avec délectation sur ses graines comme sur la braise des chardons ardents. Nous placions aussi la fleur jaune sous le menton de l’amoureux en espérant que son épiderme jaunisse, trace d’un amour partagé….. 

Ma grand-mère m’a longtemps dit qu’un jour, elle irait manger les pissenlits par la racine.

Il m'a fallu du temps avant de comprendre ce que cette image pouvait suggérer.

 

Enfin, sur cette installation, je citerai Catherine Plassart :

« Vient enfin, le miracle de "L'humble cueillette", 1500 boules duveteuses de graines de pissenlits disposées sur des portées dans une régularité saisissante.  Une serre est l'écrin de ces précieux et fugaces joyaux du monde végétal.  Offrande et remerciement, caractère éphémère et certitude, fragilité et puissance, humilité et perfection, tout s'oppose et  pourtant se complète dans l'intense et sublime connivence que Paca Sanchez entretient avec les végétaux du quotidien ».

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10 septembre 2009 4 10 /09 /septembre /2009 18:43


Deux affichettes découvertes dans les rues des capitales, à Paris et à Barcelone.

Entre terre et ciel, entre vie et mort, certains choisissent un mode de vie onirique proche de celui  des enfants, des fous ou des poètes. L’envol me fait rêver. Qu’il soit physique ou poétique. Me touchent tous les essais précaires pour décoller et s’extraire en conjurant la peur : toutes ses actions jugées superflues et ridicules par certains et qui  deviennent essentielles pour d’autres. Certains de mes contemporains passent du temps avec le périssable, bâtissent une partie de leur existence sur des valeurs ténues plus poétiques que matérialistes. A la place de buildings et de cotations boursières, ils construisent des cabanes, des châteaux de sable, ils s’attachent aux couleurs, écrivent des lettres d’amour, affichent sur les murs des choses incongrues... Ils n'ont plus peur de perdre du temps.

J'ignore si les coordonnées citées restent valables, mais au cas où, lors de vos pérégrinations, vous auriez des indices, n'hésitez pas.

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5 septembre 2009 6 05 /09 /septembre /2009 17:16

Au départ, j'ai crée ce blog comme si j'envoyais des bouteilles à la mer. Parce que je ne savais plus bien quoi faire de moi,  de tous mes cahiers éparpillés au fond de mon sac, des bouts de sons chopés ici et là, des dessins de Marguerite, des vieux vynils et des photos numériques. Je me suis attelée à cet archivage intime parce que c'était juillet, que je ne partais pas en vacances, qu'il faisait chaud à Montreuil et que je n'arrivais pas à me mettre au travail et à rendre les choses pour lesquelles on me payait. J'ai cité le journal Elle parce qu'il faisait bêtement partie de mon quotidien.

Aujourd’hui, je prends plaisir à écrire ce carnet de route et je m'aperçois en le faisant que c'est en faisant qu'on devient faisan, que c'est massant qu'on devient maçon, bref, c'est en mangeant que s'ouvre l'appétit. D'où le désir des séries. L'envie de rajouter une pierre au mur déjà monté, des photos à des articles déjà publiés.

Ainsi, l'autre jour, alors que je venais de publier des photos sur les sculptures anonymes rencontrées durant mes vacances, je découvre le lendemain dans Elle que cet art s'appelle le landarts et qu'il existe même un site qui lui est dédié.

Et en archivant mes photos, je tombe aussi sur ce crocodile de sable échoué sur une plage d'Erquy en Bretagne l'an dernier.

Pour replacer cette oeuvre dans le contexte anecdotique, je dirais que Marguerite et Paloma construisaient un château de sable et qu'elles se sont mises à hurler en déterrant un dentier. Pour évaporer un peu de leur effroi, nous sommes allées nous promener sur la plage et nous sommes tombées nez à nez avec ce saurien. Sous le sable l'inquiétude et par-dessus le danger. Les grèves sont parfois dangereuses.

 

 

Pour ceux qui veulent aller consulter le site du Land Art :

cliquer ici :  link



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30 août 2009 7 30 /08 /août /2009 17:21


Je glâne l'art éphémère comme d'autres traquent les timbres postes.
Ici, deux oeuvres anonymes aperçues sur la plage du lac de Sainte Croix du Verdon et certainement effacées depuis mon passage. J'aime les actes puérils auxquels se livrent grands et petits, loin de la reconnaissance des galeries.
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  • : Le blog de juliette boutillier
  • Le blog de juliette boutillier
  • : Commode brinquebalante où les tiroirs s'ouvrent sur des petits bouts de rien mélangés à de "grandes choses". Un cabinet de curiosité, de partage et d'archivage où s'exposent des objets du quotidien, du ressenti, des vidéos, des paysages sonores ou spectaculaires ... Un carnet de bord un peu "fatraque" où se côtoient les pages arrachées au magazine "Elle" et les extraits d'Eugène Savitzkaya... Un fourre-tout culinaire où se mélange allègrement l'acidulé de l'intime à l'acidité de l'universel ..
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