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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 12:28








Un homme qui dessine des fleurs, cueille des mouchoirs en papier, colle des cœurs découpés dans du papier journal on encore compose une toile d’araignée en laiton et épingle appelée « hello again, me revoilà » ne peut pas être mauvais !!!

Une fois de plus, mon regard s’attarde sur la fragilité, l’évanescence – j’ai la sensation que le moindre souffle pourrait abîmer, décoller ou faire s’envoler le papier.


Mon enfant passe comme un courant d’air devant les pièces et s’interroge sur la valeur marchande des morceaux. « Franchement maman, je pourrais en faire autant… » ... je continue de me réjouir , seule, devant tant d’élégance et de douceur partagées.


Si la petite fille s’arrête à la faisabilité technique et ignore ce que le fond peut révéler d’audacieuse démarche (au delà de l’apparente simplicité de la forme) c’est parce qu’elle possède encore l’émerveillement permanent d’un monde enchanté que malheureusement sa mère ne partage plus.

La femme a besoin de cette poésie face à un monde qu’elle perçoit parfois de façon hostile alors que l’enfant n’en ressent pas la nécessité. Ce qui réjouit la mère.

 

Pour les curieux : l 'exposition se poursuit au Centre Pompidou, jusqu'au 18 janvier 2010.








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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 11:16









Paloma et Marguerite. Novembre 09.
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31 octobre 2009 6 31 /10 /octobre /2009 10:35
Peter Hutchinson . White garden with mountains, 1996

Parce qu'au monde visible, ils préfèrent l'invisible, les Japonais trouvent les

fantômes sexy. Les femmes qui se cachent excitent leurs désirs. Et les actrices

de X doivent simuler le refus "yada, yamete (s'il vous plaît, non, arrêtez)".

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Published by juliette boutillier - dans quotidien
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30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 15:29
(carte postale espagnole envoyée par Jane à Juliette)


Pour ceux que cela intéresserait de savoir ce que Jane et moi sommes devenues aujourd'hui (cf. le premier article « ma sœur et moi ») voici un portrait photographique assez récent de nous deux. En esprit de sainteté.

Comme on peut le voir, boire ou écouter la radio font partis de nos préoccupations quotidiennes respectives. Alors qui est qui? La ressemblance en vieillissant est troublante.

Un indice cependant, les plus observateurs sauront nous reconnaître grâce aux boucles d'oreille... Bonne journée et pour ceux qui en ont, sachez apprécier la fratrie à sa juste valeur... Amen.

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Published by juliette boutillier - dans famille
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29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 12:06

J’ai toujours aimé le travestissement. Le passage d’une réalité à l’autre, plus incertaine et fictive. L’audace aussi de certains qui jonglent allègrement avec les codes de la bienséance et jettent de beaux pavés dans la mare en éclaboussant les bien normés.

Sur cette photo, j’aime le sourire de Stéphane, sa pose narquoise.

La maladresse du rendu de mon tracé de contour donne à l’image un côté, première page de tabloïd :  « Voici » ou « Détective ».

À nous, les timides donc, de détecter le vrai du faux et de se transformer un moment en loup de Tex Avery se pâmant devant la générosité des saints.

Pour toi, Stéphane, un de mes meilleurs potes, ce petit clin d’oeil grotesque et encore merci pour ton cliché et bonne course…

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Published by juliette boutillier - dans photographie
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26 octobre 2009 1 26 /10 /octobre /2009 12:51
Atelier Nicolas Desbons


Il est troublant de constater comment certains types de lumière peuvent révèler différemment le travail d’un artiste. En l’occurrence, ici, celui d’un de mes amis, Nicolas Desbons, ferronnier d’art. Pour la première fois, grâce à la lueur incertaine des bougies, au flou de la pénombre et au croisement d’ombres projetées, son travail m’est apparu comme je ne l’ai jamais « vu » jusqu’à présent. Chargé d’une « féminité » et d’érotisation fragile. L’éclairage estompant la puissance des machines, la dureté du métal, l’ossature du fer et faisant apparaitre  la féminité des structures, la fragilité du mobilier. Buste de femme en dentelle de métal, banc malabar ludique comme un univers enfantin, luminaire fleur… tous ces pièces ont fini par dessiner une scénographie joyeuse et métaphorique, reflets de l’univers du moment  de Nicolas...
Atelier Magali Bartheye


Pour Magali Bartheye, ses peintures grands formats aux teintes quasi monochromes évoquent sa préoccupation du moment, celle de l’univers des dépossédés, des sans abris. Elle arrive à insuffler à cet univers un espace cohérent dépossédé de tout pathos superflu. Et les pièces en carton chatoyantes de l’artiste Tosca apporte avec gaîté une touche ludique et sensible qui nous renvoie à d’étranges recoins de nos enfances d’adulte.

Atelier Didier Hamey

 

 

Dans l’atelier de Didier Hammey, tout me séduit d’emblée. Son goût pour la miniature, pour le glanage de matériaux périssables qu’il assemble en sculptures éphémères exposées dans de petits cabinets de curiosités, et évidemment ses gravures aux titres mystérieux et impressionnistes qui renvoient universellement à une intimité palpable. Tout cela explose à la figure de l’autre en une poésie jouissive, revigorante.

Atelier je ne sais pas

A l’opposé de ces tentatives, je citerais le « cas » d’une immense usine dont je n’ai pas retenu le nom, investie par des artistes dont le goût pour la morbidité lasse et ennuie sans même nous ébranler….

 

 

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Published by juliette boutillier - dans musées
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25 octobre 2009 7 25 /10 /octobre /2009 12:38


Je téléphone au  plombier quand la chasse d’eau se détraque.

J’appelle le garagiste lorsque les secrets des moteurs me dépassent.

Je paie les services d’Angélique, ma femme de ménage.

Par contre, j’ai toujours repeint les murs de mes appartements et cirer mes chaussures.



Sauf une fois  à Lisbonne… Je me souviens de la dextérité des gestes de l’homme, de ses outils. Une brosse, un repose-pieds


J’aime le mot godillot que je trouve poétique.
















Je cultive l’art de l’accumulation. Je ne sais refuser ni ce que l’on me donne ni ce que je récupère et donc je possède une dizaines de paires. Dimanche, je me suis épuisée à vouloir les astiquer et les ranger. Tout en étalant le cirage, en piétinant d’exaspération devant ce tas obscène, j’ai pensé à ceux qui rêvaient à une montagne de nourriture ou crevaient sous une pluie de mitrailles.


Peinture : Magali Bartheye.

"23 février. Je suis rentrée chargée, aussi lourde que leurs sacs plastiques, légèrement honteuse. J’ai passé toute la soirée à suivre une femme pensant que c’était une real bag ladie jusqu’à ce que je la voie en train de rentrer chez elle, posant sur le pas de la porte ses sacs remplis probablement de commissions. Aujourd’hui je sais comment les reconnaître : à leurs chaussures élimées rafistolées mal adaptées à la marche. Pantoufles défraîchies, tennis avachis, souliers sans lacet, gros godillots de clochards…. Ma mère me disait sans cesse que l’élégance se porte aux extrémités. Définitivement, je ne ferais jamais partie des gens « élégants ». Je n’ai pas une tête à chapeau ni des mains à gants. Je pense aux gants dépareillés, au bonnet rose de Gabrielle...

En marchant, j’ai perdu mon talon gauche et le bouton de mon cabas à sauter en claquant la portière du taxi. Dans ma chambre, le filofax a chuté de la commode et toutes les feuilles de mon carnet d’adresses se sont éparpillées au sol. J’ai fini par me coucher mais avant de m’endormir je lui ai encore écrit une longue lettre de rupture lui disant simplement que tout me devenait insupportable,  épidermique… " (Extrait de mon carnet de bord  pendant la création du spectacle « bag ladies, femmes aux sacs »)

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Published by juliette boutillier - dans quotidien
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17 octobre 2009 6 17 /10 /octobre /2009 19:50


Dans cette anecdote du quotidien, on entend avec humour comment l'invasion d'un placard à provisions par des oeufs peut aboutir à l'éclosion d'une dispute conjugale, absurde et troublée...




Pour écouter, cliquer sur link  link 
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17 octobre 2009 6 17 /10 /octobre /2009 17:43
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2 octobre 2009 5 02 /10 /octobre /2009 00:24


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  • : Le blog de juliette boutillier
  • Le blog de juliette boutillier
  • : Commode brinquebalante où les tiroirs s'ouvrent sur des petits bouts de rien mélangés à de "grandes choses". Un cabinet de curiosité, de partage et d'archivage où s'exposent des objets du quotidien, du ressenti, des vidéos, des paysages sonores ou spectaculaires ... Un carnet de bord un peu "fatraque" où se côtoient les pages arrachées au magazine "Elle" et les extraits d'Eugène Savitzkaya... Un fourre-tout culinaire où se mélange allègrement l'acidulé de l'intime à l'acidité de l'universel ..
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