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7 mars 2010 7 07 /03 /mars /2010 11:27
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16 février 2010 2 16 /02 /février /2010 12:37
ascenseur

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Margot, Vasco, Elomé et Marguerite au Mac Val janvier 2010.
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Published by juliette boutillier - dans les enfants au musée
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16 février 2010 2 16 /02 /février /2010 11:49
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Dans mes dernières découvertes, une exposition, « la mémoire du vent » de Bernard Moninot.

Je n’avais jamais entendu parler de cet artiste. Au départ, en ce dimanche, il s’agissait seulement d’aller voir l’exposition «  Après » de Christian Boltanski . Et c ‘est après « Après » que nous surprenons au hasard d’une salle, ces longs écrans tachés de grabouillis lumineux. Le paysage est hypnotique. Le dispositif paraît simple, gobos, projecteurs à basse tension. Pourtant l’immersion est immédiate . C’est en allant chercher sur Internet la démarche de l’artiste que je perçois pourquoi l’ insoupçonnable poésie de cette recherche ne pouvait que me séduire (étant moi-même hantée par l’éphémère, la trace, la perte, la disparition) : Quel souffle subtil que de vouloir dessiner une trace végétale en l’écrivant à l'aide du vent.

"Dessiner avec des Phénomènes"

Depuis plusieurs années je dessine avec des phénomènes. et je prospecte pour trouver d'autres moyens de mettre en œuvre mon travail, je faire évoluer et le réfléchir.

Ondes sonores, résonance, mouvements vibratoires de poussières ou de pigments volatiles, produits par l'impact d'un coup de marteau, ou diapasons pour transférer et fixer mes traits sur des verres préparés.

Dessins d'ombres portées à même le murs étant le vecteur de figures (dessin obstacles) réalisées avec des structures de cordes de piano, de verre, de plexi, ou de mica, soumis à l'éclairage directionnel d'une lampes (les studiolos).

Ainsi je me suis éloigné peu à peu des notions de tracés ou d'empreintes, liées au dessin déposé par un geste (trajet sur un support déployé dans une durée).

Le caractère précaire et instantané de mes travaux d'ombres me permet de concevoir des œuvres ou l'instant de l'apparition de l'image et le temps de sa fabrication ne font qu'un.

D'autres travaux que je mène parallèlement procèdent (en plein air) : je collecte dans différents lieux du monde (jardins, paysages, déserts) la mémoire du vent.

Pour cela, j'ai mise au point un appareil capteur très simple qui recueille dans boites de verre de chimie, préalablement obscurcies avec du noir de fumée, le dessin que je fait dans l'air la pointe de certains végétaux.

Saisir ce mouvement, le faire " se dessiner", nécessite d'appréhender simultanément un ensemble de paramètres complexes - nature du lieu, directe, impulsion, vitesse du vent, structure du végétal, variabilité du champ de son oscillation - afin de situe la partie de la plante pouvant peut-être tracer.

Toutes les plantes ne peuvent pas  se dessiner, là encore à certains moments seulement quelque chose a lieu et se prête à l'écriture du vent.

Souvent l'improbable figure ne se produit pas...

Les dispositifs que je mets en place, les  outils, ainsi que les instruments capteurs me permettent, plutôt que de la concevoir, de faire advenir le dessin.

Bernard Moninot, 2003

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24 janvier 2010 7 24 /01 /janvier /2010 17:15

Ana

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Aujourd’hui, dimanche. Il pleut. Ana me demande de la photographier pour des raccords costumes.

J’aime bien ces trois photos – inexploitables par la costumière – le flou qui accompagne ces clichés et l’abandon d’Ana qui va avec, s’échappant de la pose convenue…

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15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 10:12
ange

vert

rouge

Sur la banque de la cuisine, à côté de la cafetière, du grille-pain et des tire-bouchons, les fleurs s’épanouissent comme des papillons.







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Published by juliette boutillier - dans fleurs
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14 janvier 2010 4 14 /01 /janvier /2010 15:17
Premiere copie

deuxieme

Véritable parure, la chevelure est, depuis les temps les plus reculés, considérée comme un symbole de séduction chez la femme.

Chez l'homme, la chevelure constitue un symbole de force.

 

Mais qui donc n’a jamais rêvé de changer de tête, de coiffure ?

Sans  s’arracher les cheveux, il faut convenir que l’entreprise est périlleuse.  Le résultat arrive parfois comme un cheveu sur la soupe. Nombre de logiciels virtuels nous propose des essais peu gratifiants, à s’en arracher les cheveux.

Début janvier, Heidi, Séverine, Marguerite et Elomé se sont livrés à une expérience beaucoup plus gratifiante. Ils se sont simplement échangé leur chevelure.

Et il s’en est fallu d’un cheveu pour qu’Heidi ne se décide à se teindre en blonde !

Amusant aussi de constater (sans couper le cheveu en quatre) combien ces phanères sont liés au genre sexuel. Changer de coupe peut vite donner l’apparence d’un travesti.

Les phanères – poils, ongles, cheveux – continuent de pousser après notre mort. Il faut que je pense à aller me couper les cheveux, et à m’épiler, peut-être….

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Published by juliette boutillier - dans quotidien
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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 16:59

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La fontaine Stravinsky à Paris a les pieds pris dans la neige et révèle ses dessous. Elle devient aussi patinoire pour un téméraire petit garçon.

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9 janvier 2010 6 09 /01 /janvier /2010 19:38

OKPhoto prise le jeudi 7 janvier rue du faubourg saint antoine. Paris

Je musarde en me rendant chez Nathalie et je tombe sur une situation au nom prédestiné.

Je ne peux m’empêcher de penser au titre de la pièce de Strindberg La Maison brûlée.

Voici les notes d’une de ses balades :

Une étrange histoire que je ne comprends pas mais que je tiens à me rappeler. Je me réveillais un matin, l'esprit clair, sans savoir pourquoi. Sous l'effet d'une poussée inconsciente, je descendis en ville pour me promener au hasard. J'arrive ainsi dans le quartier où je suis né et où j'ai grandi, je vis l'école maternelle et la grande école, la maison paternelle. 

 

 

Déambulant dans les ruelles, j'en vins à passer devant l'école communale où, pendant mes  études, j'avais été instituteur et brimé. Je revis aussi deux maisons où j'avais souffert comme précepteur. Dirigeant mes pas vers le nord de la ville, j'arrivais à une autre école où j'avais enduré le martyre. Sur une place, je revis une maison où, dans mon enfance, demeurait notre unique relation et qui fut habitée vingt ans plus tard par mon pire ennemi. Je revis aussi la maison où ma soeur s'est mariée, il y a trente ans, puis une autre où mon frère eut à mener un dur combat. Enfin, je me trouvai devant une troisième école où j'avais préparé l'examen qui m'ouvrait l'Université. C'est dans cette maison qu'avait habité un jour mon premier et dernier éditeur. Je revis la maison où, il y a quarante ans, je fus reçu au Conservatoire dramatique et où j'ai présenté ma première pièce, puis la maison où je m'étais marié une première fois. Il commençait à faire clair. Je vis le magasin de meubles où je m'étais installé la dernière fois et je passai devant le domicile occupé il y a trois ans par ma femme et mon enfant. En l'espace d'une heure, toute ma vie s'était déroulée devant moi en tableaux vivants, et il ne me manquait plus que trois ans pour arriver à l'heure actuelle.

C'était comme une agonie, comme l'instant de la mort où toute notre vie défile devant nos yeux. Puis je me rendis dans le nord de la ville où habitent mon dernier enfant et sa mère. Mais une voix intérieure m'ordonnait d'apporter un flacon de parfum à la mère et des fournitures scolaires pour l'enfant, car elle entrait aujourd'hui à l'école enfantine. Alors commença la chasse au parfum. Cela aurait dû être du lilas, mais je dus prendre du muguet. Je voulais acheter des fleurs, mais il n'y en avait pas. J'arrivai chez ma femme, l'appartement était ensoleillé, la table mise pour le café; tout respirait la beauté et le bien-être, le confort et l'amour. Je fus bien accueilli et, pendant un moment, toute ma sombre vie passée me parut abolie. J'éprouvai le bonheur de vivre dans l'instant présent.

 

 

August Strindberg

Extrait de Théâtre cruel et théâtre mystique,

Gallimard, 1964,  pp. 136-137

 

 
OK
par juliette boutillier

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Published by juliette boutillier - dans Paris
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28 décembre 2009 1 28 /12 /décembre /2009 17:28
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Jacques, sa soeur, son oncle, sa tante, sa belle soeur, occupés pendant les festivités de noêl...

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28 décembre 2009 1 28 /12 /décembre /2009 16:52

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Qui laisse t’on sur les quais de gare et que laisse t’on ?

Des étreintes. La famille dans l’embarras, perdue dans ce moment d’attente jusqu’à l’ébranlement du train. Moment d’émotion suspendue, on se quitte, on se sépare transitoirement et chaque train ramène son chacun  jusqu’à son chez soi.

Derrière la vitre, on ne s’entend pas, on communique par geste. On se regarde, flouttée, émue.  On espère l’horaire. On se sent d’espèce humaine. On s’attend et on se retrouve dans la contemplation de nos regards. A l’époque des TGV, THALYS et EUROSTAR, on a plus le temps d’agiter son mouchoir. On embarque à grande vitesse, un peu dépassé, confus, devant la séparation. Il eut mieux valu voyager à cheval. Je regrette le temps des diligences. Parfois. J’ai peur de l’abandon toujours. Pour toujours, j’ai laissé partir Lucia derrière le sas de l’aéroport, à Paris. Elle rentrait chez elle au Brésil. Ni elle ni moi, ne savions à l’époque qu’elle allait y mourir. Lucia, je t’aime et je n’ai jamais eu le temps de le dire. Mieux vaut tard que jamais, ce billet est pour toi…




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  • : Commode brinquebalante où les tiroirs s'ouvrent sur des petits bouts de rien mélangés à de "grandes choses". Un cabinet de curiosité, de partage et d'archivage où s'exposent des objets du quotidien, du ressenti, des vidéos, des paysages sonores ou spectaculaires ... Un carnet de bord un peu "fatraque" où se côtoient les pages arrachées au magazine "Elle" et les extraits d'Eugène Savitzkaya... Un fourre-tout culinaire où se mélange allègrement l'acidulé de l'intime à l'acidité de l'universel ..
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