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1 septembre 2011 4 01 /09 /septembre /2011 20:53

 

 

ici le 17 avril

 

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Et zut de zut ! Bougre d’imbécile, je suis fâchée. Cette plaque m’a intriguée et j’étais contente d’avoir trouvé cette inscription durant le temps des vacances, lors d’une visite hasardeuse au sein du Musée de la Moto et du Vélo installé au château de Bosc à Domazan,  village des côtes du Rhône, entre Nîmes et Avignon (par ailleurs, magnifique…). Je voulais la partager comme une inscription importante et troublante. Intrigante. Réfléchir à. Ecrire sur. Je pensais qu’elle s’inscrivait dans ce lieu. Précisément. Qu’elle n’appartenait qu’à lui. Qu’elle racontait une histoire, son histoire. Et que l’on aurait pu rêver ensemble. Dire que ce qui ne se passe pas est déjà quelque chose qui se passe. Forcément. Parler du temps qui se passe et du Rien.  Mais alors voilà : en cherchant sur Internet, je me rends compte qu’il ne s’agit que d’un plagiat. Cette plaque existe à des centaines (des milliers ?) d’exemplaires. Dans d'autres régions de France. Elle s'achete pour 20 euros. Pale reproduction d’un canular qui m’énerve. Il ne faut pas jouer avec. Il faut tenter d’écrire les anecdotes comme des actes véritables.  Penser que du rien il peut naître du grand. Mais s’il ne s’agit que d’une reproduction : il n’y a plus rien à dire. Je perd du temps, puisque rien n’est véritable. Les doigts frappent les touches du clavier, pour rien. Et le Rien se dissout dans le tout. Je regrette de n’avoir jamais étudié la philosophie. Je vais lire les philosophes. Les pensées de certains qui font que l’anecdote se transforme en universel. Rien de marquant ne s’est donc passé le 17 avril de cette année ? Peut être une femme s’est elle coupée les ongles des pieds, peut être une grande révolution ? Je suis fâchée. Il est 21h 14, Jacques n’est toujours pas rentré. Il soigne encore des gens. Et j'écris ce texte débile au lieu de ranger les vetements issus du corps des valises...

Quelqu’un peut il m’expliquer mon irritation ? La sensation que j’éprouve à perdre du temps ? Disproportionnée ? Pourquoi suis je si énervée ? Parce que je n’ai pas la primauté de découvrir une oeuvre unique ? Je préfère lorsque la forme de la variation ou de la série en art, s’exprime franchement et s’assume comme telle. Je me sens trompée, trahie. C’est bête hein ?

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Published by juliette boutillier - dans quotidien
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commentaires

RENE 01/09/2011 22:47



En effet, chère Juliette il a dû nécessairement se passer quelque chose là comme ailleurs...mais quoi ? toi qui veut faire de la philosophie n'oublie pas que les questions sont plus importantes
que les réponses... 


bises, 


René



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  • : Commode brinquebalante où les tiroirs s'ouvrent sur des petits bouts de rien mélangés à de "grandes choses". Un cabinet de curiosité, de partage et d'archivage où s'exposent des objets du quotidien, du ressenti, des vidéos, des paysages sonores ou spectaculaires ... Un carnet de bord un peu "fatraque" où se côtoient les pages arrachées au magazine "Elle" et les extraits d'Eugène Savitzkaya... Un fourre-tout culinaire où se mélange allègrement l'acidulé de l'intime à l'acidité de l'universel ..
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